10 ans après mon premier article de blog
De "Petites Grâces" à "Grâce Racham", ce billet retrace mes années d'écriture et de foi, marqués par un cycle de vie récurrent de 5 ans et un retour aux sources face à la lassitude des réseaux sociaux.
Grace Racham
6/29/20263 min read
Maison sur le Roc, quant à lui, était mon espace de réflexion sur le plan de Dieu pour la famille. J'y partageais nos tempêtes, nos défis, et comment notre maison pouvait rester debout malgré tout. Puis les enfants ont grandi, quitté le nid. Nous nous sommes retrouvés à deux, mon mari et moi. Ce fut une année de transition, un véritable RESET spirituel et naturel. Nous avons réappris à vivre ensemble, révisé nos valeurs, exploré des sujets comme l'honneur dans le mariage et bien d'autres.
Mais aujourd'hui, je dois l'avouer : les réseaux sociaux m'épuisent. Je n'y trouve plus de joie, plus de sève. Mon cœur aspire à retrouver mes premiers amours : l'écriture pure, celle qui se pose sur le papier ou sur un blog, loin du bruit et du scroll.
C'est pourquoi j'ai choisi de suivre mon cœur plutôt que la vague digitale. Dans cet article, "Pourquoi ce blog à l'ère du scroll ?", je vous explique pourquoi j'ai fait ce choix. Car oui, on pourrait se demander : "Qui lit encore des blogs ?" Et pourtant, ils existent bien, ils sont encore là. ET quand bien même, il n'y aura personne, moi, je suis là.
Un constat : les cycles de 5 ans
En parcourant mes vieux carnets et mes traces numériques, j'ai réalisé que 11 ans se sont écoulés depuis mon premier blog. Mais en remontant plus loin, en relisant l'histoire de ma vie, j'ai vu émerger un motif récurrent, presque mathématique : un cycle de 5 ans qui rythme mon existence depuis l'an 2000.
C'est ce que j'explore en détail dans mon article "Artisans de Paix". J'y retrace ces saisons qui se succèdent, se répondent, se transforment.
Et maintenant ?
Si je vous raconte tout cela, ce n'est pas pour faire le triomphaliste. C'est pour dire merci.
Merci à tous ceux qui ont croisé ma route, virtuellement ou autrement. Ces blogueurs, ces écrivains, ces passionnés de mots et de Dieu. Nous étions une petite tribu, dispersée mais liée par les mêmes valeurs : la foi, la famille, la fidélité.
Chaque échange était une bouffée d'oxygène. Chaque commentaire, une caresse. Chaque partage, un acte de courage. Nous ne faisions pas que communiquer : nous nous bâtissions les uns les autres. Nous étions des artisans de paix, posant des pierres d'espérance dans le mur des ténèbres.
Aujourd'hui, les réseaux sociaux m'ont fatiguée. Mais pas l'écriture. Pas la communion. Pas le partage.
Alors je continue. Je reviens à l'essentiel. À ce qui a toujours compté : des mots vrais, des cœurs ouverts, des valeurs solides.
Et si vous lisez ces lignes, sachez que vous faites partie de cette histoire. Que vous êtes l'un de ces échanges précieux. Que votre présence, même silencieuse, est une grâce.
Alors, continuons ensemble...


Une histoire d'écriture, de foi et de transformations
Tout a commencé en 2015. J'avais soif de poser des mots sur ce que Dieu faisait dans ma vie. J'ai ouvert mon premier blog, "Petites Grâces", un carnet virtuel où je célébrais les merveilles du quotidien : les victoires sur la maladie, la délivrance du péché, la beauté de la nature, la douceur de la famille, l'amour sous toutes ses coutures.
Puis une nouvelle passion m'a saisie : méditer sur le retour de Jésus. J'ai alors créé "La Préparation de l'Épouse". À l'époque, j'étais femme au foyer, sans activité rémunérée. Mon quotidien était rythmé par l'attente : celle de mon époux qui rentrait du travail, et celle, plus profonde, de l'Époux céleste. Je partageais cette double préparation, cette vie de femme, de mère, mais aussi d'épouse de Christ.
Ma foi a grandi, mes horizons se sont élargis. J'ai ressenti le besoin de recentrer toutes mes réflexions sur l'essentiel : Jésus. Mon blog est devenu "Jésus Christ est Dieu". J'y explorais Sa nature, Ses noms, Sa sainteté, Sa divinité. Chaque jour était une nouvelle découverte, une fascination renouvelée pour Celui qui est le même hier, aujourd'hui et éternellement.
Puis les réseaux sociaux ont pris leur essor. J'ai observé ce nouveau langage, cette façon inédite de communiquer. J'ai sauté le pas, créé des comptes, des pages, des espaces thématiques : Femmes de Foi, Maison sur le Roc, Argile entre Ses Mains. Chaque saison avait son visage, chaque appel sa plateforme.
Femmes de Foi est devenu un mouvement. Des sœurs se sont levées, comme des Esther et des Déborah, animées par le même feu : agir sur la famille, impacter la génération. Certaines sont devenues pasteures, prophétesses, écrivaines, auteures, leaders de louange. Toutes ont poursuivi leur destinée. Le mouvement a ensuite muté, sous un nouveau nom : Cœurs de Guerrières. Une communauté de femmes de prière, d'intercesseurs dans le lieu secret.